L'Île de Batz

Cette page est une gracieuse contribution à ce Site proposée par M. Jean-Pierre Lours .
Elle est extraite de son Site. http://www.jplours.fr/ilebatz.htm
Ce site contient également de nombreuses autres pages sur les ressources touristiques du Finistère.Nous vous invitons à aller voir.

 

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L'Île de Batz, Enez Vaz en breton (issu du latin insula bassa) signifie "île basse" en comparaison à l'île d'Ouessant, l'île haute.

3,5 km de long sur 1,5 km de large

320  hectares, 596 habitants, commerçants, agriculteurs et pêcheurs


Ancrée à seulement 2 milles au large de Roscoff, on y accède après 1/4 d'heure de traversée grâce au service régulier des trois compagnies de vedettes.

 


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L'insularité semble relativement récente (environ 3000 ans). La découverte d'éclats de silex, de lamelles et pointes mégalithiques et de haches, tend à démontrer que la présence de l'homme sur l'île remonte au néolithique et paléolithique.
D'autres découvertes ont été faites par la suite, des menhirs, des dolmens, des tessons de poteries grossières, des tombes à coffre et à incinération ... prouvant que l'île servit d'habitat très tôt.

L'histoire de l'île se caractérise par des périodes d'incursions : en 878, le viking Hasting débarque sur l'île qui lui servit jusqu'en 882 de base avancée pour ses expéditions sur le continent.
Les Normands détruisirent l'église bâtie par Saint Pol et les huttes des moines.

Les Anglais ravagèrent l'île à plusieurs reprises du XIVème au XVIème siècle, puis d'autres tentatives de débarquement échouèrent en 1773 (grâce aux femmes) et en 1804 (grâce au curé).

Aux XVIIIème et XIXème siècles, les hommes étaient tous marins, et les femmes travaillaient la terre. Ce n'est qu'à partir de 1850 que l'on ressent un changement dû à l'évolution de la marine, à la décroissance du cabotage et à l'orientation de l'agriculture du Nord Léon vers le maraîchage.


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Le Trou du Serpent

Alors que Paul Aurélien, moine gallois évangélisateur, prend pied sur le sol d'Armorique en l'an 525, le comte Wirthur, son parent, lui demande de débarrasser l'île d'un dragon qui y faisait régner la peur. Accompagné de Nuz, un jeune homme de Cléder, il noue son étole autour du cou du monstre (l'étole est précieusement conservée en l'église Notre-Dame du Bon Secours), et y passe un bâton (batz) en guise de laisse. Nuz conduit la bête jusqu'à la pointe nord de l'île, d'où Paul Aurélien ordonne au monstre de se jeter dans la mer.
C'est ainsi qu'un rocher s'appelle toujours Toul Aar sarpant (le Trou du serpent).

En récompense Wirthur fait don de l'île à Paul Aurélien qui y implanta son monastère. Tandis que le chevalier Nuz, dont on peut voir les ruines du château au sud de Cléder, prit le nom de Gour na deac'h (gour signifiant valet et na deac'h, qui ne fuit pas).


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Le Trou du serpent






Le Phare


Situé sur la partie ouest de l'île, c'est une tour cylindrique avec soubassement, construite presque entièrement en granite de l'île en 1836.
Il s'élève à 44 mètres du sol et domine le niveau de la mer de 68 mètres.
Ses 4 éclats blancs en 25 secondes assurent une portée de 26 milles, et signalent aux marins les dangers de la côte.
Depuis 1995, il n'est plus gardienné et son fonctionnement est automatique.


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Il offre un panorama extraordinaire après l'ascension des 198 marches.

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L'église Notre-Dame du Bon Secours

Construite en 1873 à l'emplacement de l'ancien cimetière de l'île, pour remplacer la petite chapelle qui servait au culte de Keradraon. Elle a été consacrée le 5 août 1874.


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La Chapelle Sainte-Anne

Bâtie sur l'emplacement même du monastère fondé vers l'an 530 par le moine évangélisateur gallois Paul Aurélien et détruit par les Vikings vers 878.
Les moines de retour dans l'île, l'ont construite à la fin du XIème et au début du XIIème siècle.
En 1185, cette église romane fait partie du Prieuré de Bath-Paul, dépendant de l'abbaye Sainte Mélaine de Rennes.
Après avoir été envahie par les sables en 1610, elle continue à servir au culte jusque vers 1762 où elle est délaissée au profit de la chapelle Saint Nicolas, dans le nouveau village.
Puis elle servit de dépôt d'artillerie vers 1786 ; elle fut occupée par les canonniers en 1794 et fut incendiée en 1798.


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Aujourd'hui, ne subsistent que le choeur de la chapelle et les deux moignons de ses pignons.

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Le Jardin exotique Georges Delaselle

En 1897, un assureur parisien passionné d'exotisme, Georges Delaselle, découvre l'île de Batz et décide d'y créer un jardin colonial.
Il s'installera en 1918 sur l'île pour raison de santé, afin de se consacrer à sa passion.
Le succès est immédiat : tous les voyageurs de l'époque aiment à savourer ce petit coin d'exotisme au large de la Bretagne.
Mais en 1937, ayant épuisé ses forces et ses revenus, il vendra sa propriété.

En 1957, le domaine est transformé en colonie de vacances. Fermé au public, le jardin souffrira rapidement d'un manque d'entretien, pour disparaître sous les ronces et la végétation envahissante.

En 1989, une équipe de bénévoles passionnés, réunis au sein de l'Association des Amis du Jardin Georges Delaselle, décide de réhabiliter et de réaménager le domaine.

Racheté en 1997 par le Conservatoire de l'espace littoral et des espaces lacustres, ce jardin remarquable est dorénavant protégé.

La collection botanique compte plus de 1700 espèces originaires de tous les continents, dont une exceptionnelle et rare collection de palmiers.

Le jardin présente des paysages très différents :
- La Nécropole, avec sa vaste pelouse et ses cordylines, sert d'écrin aux sépultures de l'âge de bronze découvertes par Georges Delaselle.
- La Palmeraie, creusée dans le sable, abrite une riche colection de palmiers et de plantes sub-tropicales.
- Au Calvaire, le monde des plantes grasses rassemblées dans la Cacteraie.
- Le Jardin Maori dévoile l'extraordinaire palette de couleurs des Phormium.
- L'atmosphète méditerranéenne est mise en valeur par la Terrasse Ouest qui surplombe la mer.
- Les Terres australes, au centre du jardin, sont plantées d'une vaste collection de plantes originaires d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
Le Jardin d'herbes rappelle la végétation des dunes, tout en soulignant la longue perspective qui traverse tout le jardin.


La majorité des plantes provient de l'hémisphère Sud, des régions au climat proche du climat du Bassin Méditérranéen : Amérique tropicale (datura), Mexique (agave), Afrique du Sud (agapanthe, dimorphotéca, ficoïde), Chine (palmier à chanvre), Australie (arbre goupillon), Îles Canaries (échium, anthémis) et Nouvelle-Zélande (cordyline ou dracéna, lin de Nouvelle-Zélande).

La personnalité du jardin tient à son histoire, mais aussi à l'environnement remarquable du site où s'organisent en parfaite harmonie vestiges néolithiques et sculptures contemporaines.


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Le datura (Brugmansia sanguinea)


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L'agave (Agave americana)


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L'agapanthe (Agapanthus umbellatus)


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Le dimorphotéca (Osteosperpum barbariae)


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Le ficoïde (Lampranthus coccineus)


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Le palmier à chanvre
(Trachycarpus fortunei)


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L'arbre goupillon (Callistemon rigidus)


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L'échium (Echium pininana)


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L'anthémis (Argyranthemum frutescens)


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La cordyline ou dracéna (Cordyline australis)


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Le lin de Nouvelle-Zélande (Phormium tenax)



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